Pourquoi faut-il éviter de marcher sur une ligne droite ?

Voilà longtemps que les talons hauts m’accompagnent. Il y a 30 ans, à la différence d’aujourd’hui, on trouvait peu d’informations sur comment marcher élégamment et correctement.


À cette époque, je regardais la démarche des mannequins à la télévision et dans les magazines, puis imitais cette manière de marcher sur une ligne parfaitement droite. J’ai ainsi d’abord essayé d’apprendre seule, en mimant simplement ce que je voyais. Mais il n’y a rien de plus terrible que l’ignorance.


C’est ce que m’a dit une cliente lors d’un cours de coaching avec moi.


Je pense toutefois que cela ne valait pas juste pour elle, mais aussi pour les nombreuses femmes qui croient encore qu’aller en ligne bien droite est la bonne façon de marcher. Ainsi que j’ai déjà eu l’occasion d’en faire part, croire qu’un mannequin représente une norme pour tout ce qui a trait à la beauté est une erreur monumentale.


Cette erreur étant trop répandue, je l’aborde dans mes cours de coaching. Avant de mimer une mannequin, il faut déjà commencer par se demander pourquoi elle se déplace tout droit sur les podiums. Si une femme, dépourvue des connaissances générales en ce domaine, pense qu’un top model incarne un modèle à suivre, elle s’expose à des dangers.


En cherchant à l’imiter sur ses talons hauts, elle ne fera en réalité que s’éloigner un peu plus de la beauté, et risquera même d’abîmer son corps.


Aujourd’hui que se croisent et s’imbriquent une foule d’informations variées, je ne pense pas exagérer en disant que celui qui déniche les connaissances ou informations correctes qu’il recherche peut voir son existence prendre une nouvelle direction.


Venons-en alors à la raison pour laquelle nous ne devons pas marcher sur une ligne droite en croisant les pieds. Il s’agit en fait d’un problème de contrôle, plus précisément celui d’empêcher que le poids du corps ne se porte vers l’extérieur au moment où le pied venu à l’avant se pose au sol, ou que le genou de la jambe en appui ne se plie à ce même moment.


En outre, afin de produire un rythme dénué de monotonie, qui permettra à la démarche d’interpréter un mouvement d’ensemble élégant, il faut faire un geste particulier avec le pied juste avant qu’il touche le sol.


Durant ce bref intervalle de temps, on relève uniquement la hanche de la jambe avant, puis en utilisant l’unité corporelle hanche + abdominaux, on redresse les muscles abdominaux du côté de la jambe en question, ce qui permet de constituer un axe corporel solide, même lorsque l’on se tient sur un seul pied.


Durant ce mouvement ou instant, si le pied à l’avant pénètre dans le territoire de l’autre pied pour se poser sur une ligne droite, et qu’ainsi les deux pieds se croisent, on est obligé, afin de placer le pied vers l’intérieur, de tendre les muscles horizontalement en tirant autant que possible sur les abdominaux.


Or, en réalité, cette situation empêche de recourir au maximum aux abdominaux. Par conséquent, même si nous employons adroitement notre corps et que nous recourons effectivement aux abdominaux, tous ces efforts n’auront que peu d’utilité.


Le thénar du pied ne peut en effet plus être bien saisi, ce qui nous déséquilibre vers l’extérieur en entraînant le poids du corps, rendant illusoire de vouloir contrôler son axe corporel. Par ailleurs, ce à quoi j’aimerais aussi que l’on fasse attention, c’est de ne pas utiliser le bassin au moment de relever la hanche de la jambe en avant.


Le bassin ne bouge dans aucune des quatre directions. Autrement dit, si vous croyez recourir au bassin, c’est en fait les muscles de ses environs que vous utilisez, car les différentes parties de la musculature se relient entre elles.
Ces mouvements minutieux opérant à l’intérieur du corps supportent la femme dans l’élégance de sa démarche telle qu’elle paraît à l’extérieur.


Tout cela rappelle clairement à quel point il est impossible, lorsque nous marchons sans penser à rien, de transmettre par la démarche de l’élégance, d’exprimer un style de vie attentif aux détails ou de encore rayonner de grâce.


Si vous hésitez parce que cela semble trop difficile, je crois qu’à ce moment vous ne vivez pas encore votre vie pleinement. Arriver au terme de sa vie sans avoir affronté quelques défis, c’est s’exposer aux regrets. En effet, relever un défi, cela engendre forcément un résultat, même s’il n’est pas visible tout de suite.


D’ailleurs, plutôt que de trop réfléchir à ce que l’on peut faire ou non , il vaut mieux – puisque la peur grossit les obstacles – agir et se répéter au quotidien que l’on finira ce que l’on a commencé. Il n’y a que l’univers de la nature qui est beau sans chercher à l’être, juste comme ça.


Mais dans toute profession, dans tout domaine, il existe nécessairement une base théorique bien établie qui permet de dégager d’une certaine activité une beauté particulière.


Voilà pourquoi chercher à maitriser la beauté sans en connaître la théorie est, dès le départ, se méprendre. Partout dans le monde, beauté et théorie vont de pair.

Laisser un commentaire