Ma technique pour affronter l’hiver


L’hiver s’est véritablement installé il y a peu à Paris.



 


Ce matin, la température a baissé jusqu’à 0°, sans toutefois que cela ne m’empêche de porter mes Louboutin à pieds nus.

 Or, il y a là une part intentionnelle et une autre qui ne l’est pas, car l’idée d’enfiler des bas à cause du froid ne m’est simplement pas venue à l’esprit.

 




J’ai d’ailleurs ri de moi-même au moment de constater cet oubli.


La météo annonçant néanmoins de la neige, je me suis décidée à acheter des bas, mais en réalité je n’aime pas mettre quelque chose sur mes jambes.




 

Pourquoi ? Parce que le fait de couvrir mes jambes m’empêche de pleinement rester attentive à produire une ligne de jambes gracieuse pour marcher élégamment.


Les pantalons qui dissimulent les jambes sont à proscrire, car si vous désirez obtenir une belle ligne de jambe et la conserver, il vous faut constamment pouvoir l’avoir sous le regard.

 




Une attention directe dirigée sur le corps est essentielle. Même dotée d’une forte volonté, il vous sera impossible de le contrôler si votre concentration n’est pas maintenue à un niveau élevé. Cela vaut tout autant pour l’attention portée à d’autres éléments, comme le passage de l’une des jambes à l’avant.

 

Mais vous me demanderez peut-être à quoi bon toute cette vigilance pour quelque chose que la grande majorité des personnes ne remarquera jamais ? La raison en est que laisser se perdre un millième de beauté dans les aléas du quotidien revient, inconsciemment, à ouvrir la porte à un relâchement toujours plus important. 



 


De plus, quand le fil qui conduit la démarche perd de son netteté, c’est aussi la posture qui se dégrade et le poids du corps qui dévie, avec pour conséquence d’exercer une charge plus importante sur le pourtour des pieds et des jambes. Avec des mollets se développant extérieurement, les jambes finiront par prendre une forme arquée.



 


Quant aux bottes, elles se déclinent en modèles courts ou montants, mais pour moi, elles sont à exclure de même que les collants. Leur poids dépasse en effet largement celui d’escarpins, avec des conséquences bien plus graves que ce que l’on s’imagine, puisque qu’un écart même minime durant le portage du pied à l’avant produira une charge plusieurs fois plus importante sur l’extérieur de la jambe en appui.



 


Bien sûr, on retrouve ici une autre cause des jambes arquées, mais les bottes recèlent également un autre piège, celui d’induire naturellement une démarche agressive. Vu qu’elles nous empêchent de poser le pied avec délicatesse, la démarche produira un véritable vacarme à chaque pas.



 


Du fait que les bottes rendent impossible d’utiliser le thénar du pied pour y faire porter le poids corporel, celui-ci va se déplacer vers la musculature périphérique des jambes – et nous avons là à nouveau une cause des jambes arquées.



 


N’oubliez jamais qu’une belle ligne de jambe suit des règles précises.



Si je n’aime pas les bas, c’est qu’ils font légèrement glisser le pied dans la chaussure, en diminuant par conséquent la force disponible pour « saisir » le thénar.



 


Une fois qu’on a fait l’expérience du couple « talons hauts x pieds nus », tout ce qui vient le gêner est ressenti désagréablement.

 Quel que soit le froid qui règne sur Paris, l’esprit professionnel qui m’habite en tant que High-heels Coach ne faiblit pas.



 


J’ai à cœur de progresser en m’investissant corps et âme dans toutes les choses que j’ai sous les yeux, tout en embellissant mon existence et en cherchant à marcher avec élégance, sans me laisser perturber par le passage des saisons, en plus de ce souci tout féminin de maintenir une ligne de jambes gracieuse.



 


Par exemple, si un tiers me signale que je m’enrhume, ce qui est important à mes yeux est moins ce rhume seulement temporaire, que l’erreur de jugement que j’ai pu faire à ce moment par paresse ou engourdissement et qui porte atteinte à l’énergie de la beauté que j’aimerais faire vibrer à la surface de mon corps.

 






Bien sûr, je ne suis qu’humaine et n’échappe pas à quelque chose d’aussi banal qu’un rhume, mais lorsqu’on tombe malade, il faut savoir se ménager et accepter que l’on ne peut pas tout faire de la même façon que d’habitude.

 
Lorsque je ne peux pas vivre ma vie de la manière qui m’est propre, c’est pour moi comme une « mort », car je ne me donne pas le loisir de mener une existence en demi-teinte.



 


Ma thérapie la plus efficace, c’est précisément le sentiment d’un élan plein de tension et d’une énergie agréable qui me parcourt. 


Cette façon d’affronter l’hiver semble difficilement pouvoir servir de modèle à autrui, mais avec l’air asséché de Paris en hiver et les différences de température extrêmes éprouvées par le corps, c’est mon alimentation qui change tout à coup.



 


Comment durant la saison hivernale le corps requiert un surcroît énergétique, il lui faut des apports supplémentaires. Avec en plus les efforts musculaires déployés pour marcher en talons hauts, j’ai ainsi tendance, sans exagération aucune, à ingurgiter tout ce qui passe devant ma bouche, chose éventuellement éloignée d’une conduite élégante.



 


Ce que l’on considère en général négativement dans l’alimentation comme le sucre et les graisses devient pour moi, pendant l’hiver, une ressources vitale.

 Évidemment, il faut y ajouter le vin. Or en hiver, c’est comme si un instinct corporel me donnait envie de consommer davantage de vin rouge que d’ordinaire.



 


Pour moi qui évite à tout prix que s’engourdisse mon sens de la beauté, je ne cherche point à résoudre le problème que pose l’hiver par un habillement plus chaud.

 Je porte toute l’année des robes, et quand les températures sont vraiment glaciales, j’ajoute par-dessus une jaquette et une écharpe pour survivre au froid, mais je ne disparais jamais sous mes vêtements.



 


Ce que je peux affirmer, c’est que la ligne de nos corps ne dépend pas de nos repas.



 


Si je peux consommer plus de vin que la moyenne des gens et me nourrir différemment sans que cela n’induise de changements notables dans ma silhouette, c’est que tout dépend de cette attention à moi-même qui passe par les yeux et la volonté.



 


Selon l’état d’esprit quotidien dans lequel vous passez l’hiver, cela peut avoir une influence certaine sur votre existence, d’autant plus importante que l’hiver est long.

 Bref, si comme moi vous vivez accompagnée de la philosophie des talons, alors je peux vous jurer qu’il n’existe pas d’hiver insurmontable, ni non plus de complexe qui ne saurait être résolu.



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